Golf : Tiger Woods remporte le Masters d’Augusta, son 15e titre du Grand Chelem


Le golfeur américain, qui avait mis sa carrière entre parenthèses après quatre opérations du dos, n’avait pas remporté de tournoi majeur depuis 2008.

Il n’avait plus remporté de tournoi majeur depuis 2008. Après onze années d’attente, le golfeur américain Tiger Woods a remporté dimanche 14 avril le Masters d’Augusta, son 15e titre du Grand Chelem.

Le « Tigre » revient au sommet de son sport après quatre opérations du dos entre 2014 et 2017. Il n’est désormais plus qu’à trois longueurs d’une autre légende du golf, Jack Nicklaus qui détient 18 titres du Grand Chelem. En 2018 déjà, il avait flirté avec la victoire dans deux rendez-vous majeurs, le British Open et le Championnat PGA, dont il s’était classé respectivement 6e et 2e.

« C’est spécial, il a fallu faire preuve de patience lors des dernières années, mais aussi durant ces trois derniers jours », a-t-il reconnu.

« C’est clairement l’une des victoires qui a été la plus dure à aller chercher après tout ce qu’il s’est passé ces dernières années. Regagner ce titre, vingt-deux ans après mon premier sacre ici, c’est surréaliste, je ne peux pas être plus heureux, je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. »

Précision diabolique

Woods, deuxième en début de journée à deux coups du leader l’Italien Francesco Molinari, a écoeuré la concurrence dimanche avec trois birdies entre les trous N.13 et N.16. Alors que ce dernier coulait en envoyant sa balle dans la pièce d’eau bordant le trou N.15, Woods a sorti le grand jeu au moment le plus important. Il a pris le large avec une précision diabolique dans son jeu court et au putting et a transformé le public policé du très sélect Augusta national golf glub en foule vociférante et surexcitée, consciente d’assister à un événement historique.

Il y a seulement seize mois, un tel scénario semblait en effet impossible. Quand il revient sur les greens en janvier 2018, après plusieurs tentatives ratées et quatre opérations du dos, dont une arthrodèse, une douloureuse fusion de vertèbres, celui qui est considéré comme le plus grand golfeur de l’histoire est dans le flou.

« J’avais tellement d’appréhension au moment de frapper la balle et de tout donner, expliquait-il en 2018. Mes médecins m’avaient pourtant dit que tout était OK, mais il a fallu que je retrouve confiance, cela a pris du temps car je ne voulais plus me blesser, je ne voulais plus ressentir ces douleurs. » Il va pourtant rapidement retrouver ses marques, en terminant notamment 2e du Valspar Championship en mars 2018. Et en septembre, il s’offre sa première victoire sur le circuit PGA depuis cinq ans en remportant le Tour Championship.

Coups d’arrêt

Entre 1996 et 2008, Tiger Woods a dominé outrageusement son sport, empochant alors 14 titres du Grand Chelem et en faisant passer le golf sur une autre planète. Puis la machine s’est enrayée. En 2009, la révélation de ses nombreuses liaisons marque un premier coup d’arrêt dans sa carrière.

Contraint par ses sponsors de faire des excuses publiques, son image s’effrite sérieusement. Il va mettre quatre ans à retrouver le fauteuil de N.1 mondial et, en 2013, parvient à redevenir le sportif le mieux payé au monde selon le magazine économique Forbes, qui estime à 1,5 milliard de dollars le total de ses gains depuis ses débuts pros en 1996.

C’est alors son physique qui l’abandonne. Touché au dos, il est opéré une première fois en 2014 mais son swing se délite, son mental vacille et son niveau inquiète. Il réalimente de nouveau la rubrique des faits divers en se faisant arrêter, endormi au volant de sa voiture, sous l’emprise d’un cocktail de médicaments et d’anti-dépresseurs un soir de mai 2017 en Floride.

Mais Woods a fini par se relever et a balayé les doutes un après-midi d’avril 2019 à Augusta, 22 ans après son premier succès sur ce même parcours.

 

Source : AFP

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