NBA : Magic Johnson quitte la présidence des Los Angeles Lakers !


Président des Los Angeles Lakers depuis février 2017, Magic Johnson a démissionné mardi soir lors d’une conférence de presse imprévue.

L’incroyable saison des Los Angeles Lakers, privés de play-offs pour la sixième année consécutive, s’est terminée par un énorme coup de théâtre. Le plus immense et le plus inattendu de tous. Mardi soir, au Staples Center, alors que Luke Walton venait de finir sa conférence de presse d’avant-match, Magic Johnson est venu se présenter devant les médias sans avoir été annoncé. Et ce qu’il a déclaré a provoqué une immense onde de choc dans toute la NBA. « Aujourd’hui, je démissionne de mon poste », a annoncé pour commencer le désormais ex-président des opérations basketball des Lakers, les yeux rougis visiblement dévoré par l’émotion. Les vingt minutes suivantes, où Magic Johnson a répondu à toutes les questions des journalistes présents, ont été d’un total surréalisme.

Magic voulait rester libre

Parmi les éléments les plus troublants figure le fait que Magic a confirmé ne pas avoir informé Jeanie Buss, la propriétaire, celle qui l’avait mis en poste voilà vingt-six mois. « Je ne pouvais pas supporter de le lui dire, elle est comme une soeur pour moi. Elle ne sait pas que je suis ici parce que si j’avais dû le faire, j’aurais été en larmes comme un enfant devant elle, comme je suis à deux doigts de l’être maintenant », a-t-il notamment déclaré avant d’ajouter : « C’est la bonne chose à faire. »

Les raisons de ce départ soudain ? « Je suis quelqu’un de libre, a-t-il souligné. Là, j’ai été menotté et je n’aime pas ça. » Cela fait référence aux nombreuses règles qui entourent un membre de la direction d’une franchise. Il a visiblement été marqué par les deux amendes (50 000 et 500 000 dollars) pour « tampering » (le fait de parler de ou de s’adresser à un joueur sous contrat avec une autre équipe) suite à des déclarations sur Giannis Antetokounmpo et Paul George.

« J’avais plus de plaisir quand je pouvais être le grand frère et l’ambassadeur de la franchise »

« Je ne pouvais pas tweeter pour féliciter Russell Westbrook (après son triple-double de moyenne assuré cette saison). On aurait dit que c’était du tampering et je n’aime pas ça ! Quand Ben Simmons a appelé (pour demander à discuter avec lui en tant qu’ancien joueur), on a suivi le bon protocole, on voulait avoir l’accord de Philadelphie et de la NBA avant tout mais on m’a fait passer pour le méchant dans cette situation… J’ai aussi repensé à tous ces joueurs qui veulent que je sois leur mentor, que j’ai un rôle auprès d’eux et là, je ne pouvais même pas faire cela. » Cette sensation d’enfermement, il l’a résumée en une phrase : « J’avais plus de plaisir quand je pouvais être le grand frère et l’ambassadeur de la franchise. »

Mais certaines déclarations éclairent cette fuite en avant sous un autre jour. À propos de Rob Pelinka, le manager général arrivé en même temps que lui, il a rappelé qu’il ne l’avait pas choisi. Est-il le « GM » du futur pour les Lakers ? « Cette décision appartient à Jeanie. J’ai bien bossé avec lui, je n’ai pas eu de problème. On m’a dit qu’il avait un background, je ne sais pas. »

« Je me sentais heureux en chemin vers ici »

Et puis il y a la relation avec Luke Walton, l’entraîneur, qui, selon de nombreuses rumeurs, devait être renvoyé à l’issue de la saison régulière. Cela pourrait avoir changé avec le coup de théâtre provoqué par Johnson. « Je ne voulais pas être entre Jeanie et lui », a-t-il notamment affirmé sans nommer Walton à ce moment-là. Un peu plus tard, il parlera de lui directement et glissera « Luke est un homme bien ».

« J’espère que ce sera repris de la bonne manière », a lancé Magic vers la fin de son intervention, conscient de la mauvaise image que cela donne de la franchise et de lui, qui donne l’impression de prendre une décision égoïste : « J’ai enlevé un poids de mes épaules. J’ai pris la décision hier (lundi) et aujourd’hui, dans la voiture, je me sentais heureux en chemin vers ici. »

Il se défend de laisser les Lakers dans l’embarras avec sa décision soudaine. « La draft n’est pas encore là et la période des free agents non plus, c’était le meilleur moment pour partir », a-t-il affirmé. Un peu plus tard, il a aussi déclaré qu’il ne serait pas parti s’il n’avait pas estimé la franchise dans la bonne direction. « On a fait la moitié du boulot en faisant venir LeBron James. L’été prochain avec un autre joueur star qui viendra et l’évolution des jeunes joueurs, l’équipe sera en situation de se battre pour des titres. »

Et pendant que les Lakers s’apprêtaient à terminer une saison morne avec un dernier match à domicile pour rien face à Portland, Magic Johnson s’est offert une longue série d’accolades, de serrages de main et d’embrassades d’employés des Lakers et de membres des médias. Le tout avec un immense sourire aux lèvres dans les coursives du Staples Center. Une conclusion toute aussi hallucinante que la demi-heure qui venait de s’écouler.

Source: L’Equipe

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